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24 mai 2019

« Cités éducatives » : Faut-il en avoir peur ?

La question mérite d’être posée, tout simplement parce que le Ministre de l’Éducation Nationale est à la manœuvre (avec le ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et celui chargé de la ville et du logement). Mais plutôt que de crier immédiatement à la mise sous tutelle des écoles par le collège du secteur, il est sûrement plus utile et efficace d’essayer d’en discerner les avantages et les risques.

Une initiative Etat-collectivité :

A Blois, comme dans les 79 autres collectivités qui ont déposé un dossier, ce n’est pas l’Éducation Nationale qui a pris les devants. En l’occurrence, en Loir-et-Cher, c’est la Préfecture qui a sollicité la ville l’hiver dernier. De toute évidence, la ville y a vu l’opportunité de renforcer des dispositifs existants en bénéficiant d’un financement supplémentaire.

Les objectifs :

Trois grands objectifs sont affichés dans un vade-mecum d’avril produit par les 3 ministères impliqués. Ce sont les deux premiers, « conforter le rôle de l’école » et « promouvoir la continuité éducative » qui intéressent et concernent le plus le 1er degré. On y retrouve pêle-mêle des ambitions que l’on peut très facilement partager comme « Favoriser la sociabilisation précoce des enfants », la « Prévention santé-hygiène », le renforcement du « Programme de Réussite Éducative » et la « Promotion de l’éducation artistique et culturelle ».

« Pilotage » et enveloppe budgétaire :

C’est bien évidemment là que la plus grande vigilance s’impose. A la lecture de la « littérature » existante, il apparaît clairement que l’Education Nationale souhaite faire du (ou des) collège(s) concerné(s) un responsable premier en terme de « pilotage ». Ceci notamment à travers la mise à disposition d’une enveloppe de 15 000 € / an pour le « fonds social du collège tête de cité ». Par ailleurs, une autre enveloppe de 15 000 € est prévue pour le « fonds de la cité éducative ». Même si (toujours au sein du vade-mecum), il est précisé que la « cité éducative » ne doit pas se traduire par la création d’un échelon supplémentaire, la plus grande méfiance s’impose.

Il est évidemment hors de question qu’un chef d’établissement dispose du moindre pouvoir ou influence sur l’organisation et les personnels des écoles de son secteur de recrutement. Comme il est hors de question que cette « nouveauté » prenne les formes d’une usine à gaz qui multiplie réunions et temps de rencontre pour nos collègues directeurs et directrices notamment. S’il s’agit, pour les différents partenaires, de consolider et renforcer l’existant, notamment en renforçant l’encadrement des écoles (vous avez dit ATSEM ?) et les actions en matière de prévention et d’éducation à la santé, alors il sera envisageable d’y voir des côtés positifs.

Ce que nous retenons d’un premier échange avec Mme l’Inspectrice d’Académie (jeudi 23/05) :

La première rencontre entre les différents partenaires, Préfecture, Municipalité et Inspection Académique aura lieu ce vendredi 24/05. Du côté de l’éducation nationale, le pilotage ou plutôt le co-pilotage, sera confié aux chefs d’établissements des collèges Rabelais et Bégon mais aussi aux 2 inspecteurs de l’Éducation Nationale de Blois IV et Blois V. Il s’agit d’un point essentiel qui doit lever toute crainte quant à d’éventuelles velléités d’ingérence des collègues sur l’organisation et les personnels des écoles ! Pour ce qui concerne le « pilotage financier », seuls les EPLE tout le monde le sait) sont ordonnateurs. Pour autant, cela ne signifie en aucun cas que le financement (30 000 €) sera à la discrétion des collèges.

Autre point et pas des moindres. Madame l’Inspectrice d’Académie, nous citons, nous a répondu que « la cité éducative sera ce que nous ferons ». Pour finir, nous avons insisté sur la nécessité de ne pas en rajouter en terme de charge de travail, notamment pour nos collègues directeurs. Reste maintenant à savoir si le dossier blésois sera retenu ; la phase de « labellisation » n’intervenant qu’en juillet. Un calendrier qui rend très peu probable un quelconque démarrage en septembre.

 

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