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  • Retraites (article écrit en juillet 2007)
3 juillet 2008

Retraites (article écrit en juillet 2007)

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Retraites

Introduction : c’est quoi donc la retraite ?

Comme tout fonctionnaire, un enseignant du premier degré acquiert le droit à pension après 15 ans de services. Il peut en bénéficier à 60 ans (55 pour les instituteurs qui comptent 15 ans de service actif, pas de condition d’âge pour les mères de 3 enfants et plus).

Le montant de la pension dépend du nombre d’annuités effectuées. Pour connaître le taux de sa pension, il faut multiplier le nombre d’annuités par 2. Exemple : madame X part en retraite après 36 annuités, le taux de sa pension ( on dit "taux de remplacement du dernier salaire") s’élève à 36x2= 72 % du dernier salaire, à condition que ce dernier salaire ait été perçu pendant au moins six mois.

En fait, la retraite des fonctionnaires est la continuation du traitement.

Pour les salariés du privé, la retraite est payée par une caisse de retraite du régime général de la Sécurité Sociale et une complémentaire (ARRCO ou AGIRC), alimentée par des cotisations.

1. Petit Historique récent

La question des retraites a toujours posé des problèmes aux gouvernements successifs.

Jusqu’en 1993, le montant de la retraite des salariés du privé était calculé sur les 10 meilleures années, avec un taux de remplacement de 80% , après 37,5 annuités de cotisation et indexé sur les salaires des actifs. Avec des régimes différents, les situations des salariés des secteurs privés et publics étaient équivalentes : les taux de remplacement étaient voisins : eh oui, on l’avait la fameuse équité.....

Pendant l’été 1993, le Premier Ministre de l’époque a réformé le régime général sur la base de 40 annuités, et progressivement, ce sont les 25 meilleures années qui sont prises en compte ( le salaire moyen de référence est évidemment plus faible). De plus, les pensions sont indexées sur les prix et non plus sur les salaires. La combinaison entraînera à terme, si rien n’est fait, une perte moyenne de 20% pour les retraités du privé !

2. Pourquoi le public et le privé doivent être solidaires ?

Jusqu’en 1993, dans l’ensemble, les conditions de départ à la retraite des salariés du privé et de ceux du public étaient similaires.

Depuis la réforme Balladur de 1993, la situation se détériore pour le privé et cela va continuer. Le MEDEF prône de nouvelles régressions pour les salariés du privé, et dans le même temps demande qu’on traite de la même manière les fonctionnaires et les salariés du secteur public. Au nom de l’égalité......

Avant 1993, il y a avait une certaine forme d’équité public - privé dans des conditions relativement décentes pour tous ; après la réforme Balladur, certains réclament donc une nouvelle équité, mais nivelée par le bas : après avoir détériorée la situation du secteur privé, pourquoi ne pas faire la même chose avec les fonctionnaires au nom de l’égalité ???

Les négociations qui vont s’ouvrir ne concernent pas seulement le public mais aussi le privé. Tout le monde est concerné, la solidarité "public-privé" doit jouer : il s’agit de revenir sur les régressions de la réforme Balladur et de conforter l’avenir de tous les régimes.

3. Les éléments démographiques et historiques

Le gouvernement explique partout que l’évolution démographique nécessite un allongement des durées de cotisation et une hausse de ces cotisations, en préparant progressivement la mise en place de fonds de pension.

Mais un exposé simple des faits historiques montre que la situation soi-disant catastrophique ne l’est pas tant que cela. Dans les années 60, la France devait consacrer 4,5% de son PIB annuel pour financer les retraites de ses actifs. En 2005, la France devra y consacrer 12% de son PIB. La courbe d’évolution du poids des dépenses de retraites dans le PIB établie par le Conseil d’Orientation des Retraites montre clairement qu’à l’horizon 2040, le pays devra consacrer 16,5% de son PIB .

Sans entrer plus dans les détails, pourquoi détériorer la situation des salariés privés et publics pour gérer une augmentation de 4% sur 40 ans alors que dans l’intervalle 1960-2000, la hausse d’investissement du PIB pour financer les retraites a été de 8% sans qu’il y ait eu de catastrophes .

Il est vrai que l’augmentation massive du nombre de retraités oblige à une gestion intelligente de l’avenir mais pour financer les retraites d’ici 2040, il existe d’autres solutions que de faire régler la note aux salariés : mettre le chômage en échec et en finir avec le temps partiel imposé permettra de dégager des ressources nouvelles, commençons par là ! En outre, la solution apparaît aussi dans le choix d’une société de consacrer une part plus importante de la richesse produite aux retraites. Les entités créatrices de richesses "mettraient alors la main à la poche" pour financer une retraite décente à ses "petites mains" . Il paraît que le MEDEF de M. Seillière n’est pas d’accord......

4.Les propositions du SNUipp-FSu

Pour consolider les régimes de retraites, pour développer les solidarités entre les générations et les professions, le SNUipp et la FSU formulent d’autres choix :

- assurer un haut niveau de retraite en garantissant un taux de remplacement de 75%

- garantir pour les salariés du privé comme du public la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités, permettant des possibilités de choix individuels

- garantir le pouvoir d’achat des retraites en le liant à l’évolution des salaires

- prendre en compte certaines périodes (études, stages, congé parental) comme l’est actuellement le service national dans le calcul des annuités

- ouvrir un débat sur les moyens de financement qui permettront à l’avenir de consacrer de façon juste une part croissante de la richesse nationale aux retraites, en y faisant mieux contribuer les employeurs et en adoptant des modes de prélèvement qui favorisent l’emploi.

Un financement accessible :

La question essentielle est la capacité ou non de l’économie et de la société française d’opérer un transfert de l’ordre de 6,5 points de PIB en faveur des retraites en un demi-siècle, c’est à dire ce qui a été réalisé ces 45 dernières années.

Contrairement à ce qui est parfois dit et relayé par les médias, l’effort qui sera demandé pour financer les retraites peut se faire autrement que par des sacrifices de la part des salariés.

 

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